Les risques psychosociaux dans l’enseignement – Août 2018


Les personnels des lycées généraux (André Theuriet) et professionnels (Les Terres Rouges) de Civray (86) ont été invité à une sensibilisation autour de la prévention des risques psychosociaux du travail lors de leur journée de pré-rentrée.

A l’initiative de Bertrand Sécher (proviseur) des deux établissements, nos comédiens-nes ont travaillé sur des scènes pour engager un débat collectif autour des difficultés du travail dans le monde de l’enseignement.

Au programme, la semaine d’une professeure: gestion de classes et de conflits entre élèves, changements de ses horaires de cours, de sa salle de classe, difficultés personnelles et familiales, difficultés de communication inter-personnelle (avec ses collègues), changements des programmes scolaires, sexisme en réunion (pour rigoler bien-sûr!), fatigue physique et nerveuse, commentaires des amis sur ses vacances, les grèves, les avantages des fonctionnaires…

Les échanges ont permis de mettre en évidence la différence de parcours d’un enseignant à l’autre, d’un personnel d’entretien à l’autre. Au lycée professionnel, chacun a pu se rendre compte des spécificités d’un professeur d’atelier professionnel (et la richesse de son parcours) par rapport à un professeur d’enseignement général.

Ils se sont tous rassemblés sur la même idée: “On se doit d’être fort! On ne doit pas montrer ses faiblesses.” Cela tombait bien, car nous avions gardé pour la fin la fameuse scène du : “Comment ça , ça va pas??? Mais tu ne vas pas te faire arrêter quand même?”. Nous avons ensuite porté la réflexion sur l’entraide entre collègues, comment faire, comment agir, que dire, que conseiller, et finit par la présentation des services de santé du Rectorat.

 

Au lycée général, nous avons été accueilli comme des pansements sur une jambe de bois ! La représentation démarrait bien… voici la première prise de parole: “Je n’ai rien contre vous, mais ce que vous allez faire ça ne sert strictement à rien. On m’a demandé de venir alors je viens contrée et forcée,  mais comptez sur moi pour me murer dans le silence pendant 2 heures”.

Pas facile pour cette professeure d’appliquer son idée devant notre travail… elle a tenu 10 minutes! C’est elle qui a participé le plus et a même fini par s’excuser en fin de séance.

Une chose est sûre, nous n’étions pas là par hasard. Le cheminement a quand même amené chacun et chacune à réfléchir sur la part qui lui incombe pour améliorer le quotidien, le leur et par conséquence directe celui de leurs collègues et bien-sûre celui des élèves…

Marie Abela et Didier Nourrisson

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